Lettre ouverte

Les agences culturelles départementales et régionales se sont réunies à Strasbourg les 12 et 13 octobre derniers pour réfléchir à leur avenir et à leurs missions dans le contexte crée par la réforme territoriale.

Dans cette période de profondes mutations et de réorganisation des territoires, il nous est apparu important de rappeler que, depuis un certain nombre d’années, de nombreuses structures de développement culturel telles Culture O Centre, l’ADDIAM Corrèze, l’ADIAM Creuse, ou encore Itinéraires Bis et maintenant le TRANSFO ont été touchées par des ruptures de collaboration avec leurs partenaires financiers. Parfois perçues comme de simples organismes administratifs, ces structures sont en fait des outils véritablement utiles aux acteurs culturels des territoires, notamment face à la raréfaction des ressources financières publiques et face aux nouveaux enjeux de la culture en milieu rural.

L’AVEC a noué au fil des années de fortes relations de partenariat avec le TRANSFO. Nous avons pu apprécier la qualité de leurs dispositifs ainsi que les compétences de ses équipes à les mener et à les améliorer en permanence.
Les actions d’accompagnement du TRANSFO portent sur toute une chaine d’opérateurs et se placent sur des domaines particulièrement porteurs de sens pour les acteurs culturels : l’économie sociale et solidaire, le numérique, ou encore les droits culturels, un thème sur lequel le TRANSFO est une structure pilote.

Au-delà des conséquences sociales et humaines qu’elle implique, la fin de la collaboration entre le TRANSFO et son principal partenaire financier, la Région Auvergne - Rhône-Alpes, va détruire de nombreuses dynamiques de travail entre les acteurs de l’écosystème culturel (collectivités, équipes artistiques, lieux, élus et publics), local et inter-régional, qui portent la culture dans des espaces que la métropolisation risque de laisser exsangues.

C’est pourquoi nous apportons notre soutien à l’équipe du TRANSFO et espérons voir leurs actions maintenues.